En effet, adopté lors du Conseil des ministres du mercredi 10 septembre 2025 et transmis à l'Assemblée Nationale, ce budget ambitieux se veut le pilier d'une stratégie de transformation structurelle de l’économie et de redistribution plus équitable des fruits de la croissance. Il consacre même 42 % du budget général aux dépenses sociales, un effort louable. Pourtant, au milieu de ces chiffres prometteurs, un constat amer : aucune ligne budgétaire pour renforcer le secteur de la presse n'a été prévue. Pour la PADeM-BÉNIN, cette omission est bien plus qu'une simple négligence ; elle est une menace directe pour la démocratie. La plateforme rappelle à juste titre que : « nul n'ignore le rôle de la presse dans la consolidation de la démocratie et l'État de droit ». Elle souligne avec force que ce secteur stratégique, reconnu comme le 4ème pouvoir de la République, est délaissé. Selon le communiqué, depuis l'avènement de la rupture, ce secteur... n'a été l'objet de la moindre attention, laissant la profession face à des défis grands et préoccupants. Face à ce qui est perçu comme un abandon, la PADeM-BÉNIN lance un appel pressant et solennel. Elle interpelle directement le Ministre d'État chargé de l’Économie et des Finances, aujourd'hui également candidat aux fonctions de Président de la République, ainsi que les honorables députés, et plus particulièrement le Président de la commission des finances. L'objectif est clair : que des dispositions soient prises pour corriger cette exclusion avant le vote du budget.
La plateforme ne se contente pas de dénoncer ; elle propose sa collaboration. Elle réitère sa disponibilité pour toutes les propositions concrètes et remercie d'avance toutes les autorités compétentes pour toutes les diligences qui seront faites. Le temps presse. Si malgré les grands chantiers annoncés, le secteur de la presse est une fois encore laissé sur le carreau, la PADeM-BÉNIN estime qu'il urge alors d'agir pour corriger le tir. L'avenir d'une presse libre et forte, essentielle à la vitalité démocratique du Bénin, semble désormais suspendu à la révision d'un projet de loi crucial.