.Augmentation significative des procédures
Depuis la création de la Criet, le nombre de procédures liées au terrorisme a considérablement varié. En 2019, la juridiction a traité 29 cas, un chiffre qui a légèrement augmenté à 31 en 2020. Cependant, c'est en 2022 que le phénomène a atteint son paroxysme, avec 285 procédures enregistrées. Ce pic a été suivi d'une baisse en 2023 (159 procédures) et en 2024 (111 procédures), mais les statistiques de 2025 indiquent une remontée, avec déjà 136 dossiers traités à la fin septembre.
Des détentions alarmantes
Les chiffres ne s'arrêtent pas là. Au 30 septembre 2025, 770 personnes, dont 31 femmes, étaient incarcérées pour des faits de terrorisme. Cette situation met en exergue l'ampleur de la menace qui pèse sur la sécurité nationale et la responsabilité qui incombe à la justice pour traiter ces cas avec diligence.
Défis à relever
Mario Mètonou a souligné que ces données témoignent non seulement de la persistance du terrorisme au Bénin, mais également des défis complexes que cela pose à la justice. Le traitement des infractions liées au terrorisme nécessite des ressources importantes, tant humaines que matérielles, ainsi qu'une coopération efficace entre les différentes agences de sécurité.
La situation actuelle du terrorisme au Bénin appelle à une réflexion approfondie sur les mesures à mettre en œuvre pour renforcer la sécurité et garantir une justice efficace. Alors que la Criet continue de s'attaquer à ce fléau, il est essentiel que les autorités et la société civile collaborent pour faire face à cette menace grandissante et préserver la paix et la sécurité au sein du pays.