Interrogé à la sortie de l’hémicycle, le Président GBAGUIDI a exprimé son admiration pour la qualité des interventions et l’esprit d’unité qui s’en dégageait : « Nous avons assisté à une belle ouverture de la deuxième session ordinaire, marquée par des discours de très haut niveau. Le président de l’Assemblée Nationale du Sénégal a adressé un message fort d’union africaine et de panafricanisme, repris avec pertinence par le président Louis VLAVONOU. » Selon lui, ces échanges entre parlements africains témoignent d’une volonté croissante d’intégration sous-régionale et de coopération institutionnelle renforcée : « Le président Vlavonou a bien rappelé combien il est important de prendre le panafricanisme dans son vrai sens, pour poursuivre l’œuvre inachevée des pères fondateurs comme Kwame Nkrumah. C’est un appel à transformer les idéaux en actions concrètes. » Le président Gbaguidi, qui faisait partie des invités spéciaux aux côtés d’autres présidents d’institutions, a insisté sur la dimension historique de ce moment. À ses yeux, cette session ne se limite pas à des débats parlementaires, mais marque une phase cruciale dans la vie institutionnelle du pays, où chaque acteur doit jouer pleinement son rôle. « Nous entrons dans une période déterminante pour notre pays. C’est le moment où les institutions doivent fonctionner en synergie, dans le respect mutuel et la complémentarité », a-t-il confié. Pour lui, la collaboration entre les Assemblées du Bénin et du Sénégal, symbolisée par cette séance inaugurale, ouvre une ère nouvelle de dialogue africain axé sur la solidarité parlementaire et la gouvernance partagée.
Dans un contexte où le panafricanisme cherche un second souffle, les propos du Professeur Conrad Gbaguidi résonnent comme une exhortation à la responsabilité collective : faire du parlement africain le moteur d’une intégration politique et économique réelle, au-delà des discours.