Le bassin de la Volta, qui s’étend sur près de 400 000 km² entre le Ghana, le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Togo et le Bénin, est aujourd’hui au cœur des enjeux régionaux liés à la sécurité hydrique, au développement durable et à la coopération transfrontalière. Sa gestion concertée constitue un impératif stratégique dans un contexte d’accélération des pressions environnementales. L’atelier de Bamako marque une étape décisive dans la mise en place du futur Comité Interparlementaire du Bassin de la Volta, instance prévue par la Charte de l’eau. Il s’agit de doter le Réseau des parlementaires d’un cadre juridique solide, afin de renforcer le rôle des assemblées nationales dans la formulation, le suivi et l’évaluation des politiques relatives aux ressources hydriques partagées.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le représentant du Directeur National de l’Hydraulique du Mali, en présence du Directeur Exécutif de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV). Daouda Traoré a mis en avant l’importance d’un leadership parlementaire fort pour consolider une gouvernance partagée de l’eau, rappelant que les défis actuels n’admettent plus d’actions isolées. Le Bénin est représenté par les députés Jérémie ADOMAHOU et Glwadys TOSSOU, épaulés par des experts de l’administration parlementaire. La délégation prend une part active aux travaux de consolidation des textes et aux discussions stratégiques destinées à structurer durablement le réseau interparlementaire. L’Autorité du Bassin de la Volta, qui coordonne les initiatives régionales, continue de bénéficier du soutien de divers partenaires techniques et financiers. Le Partenariat mondial de l’eau, représenté à Bamako par Sidi Koulibaly, a réaffirmé son engagement à accompagner la coopération entre les pays riverains. Robert Yaovi Dessouassi, Directeur exécutif de l’ABV, a rappelé que plus de 23 milliards de mètres cubes d’eau sont déversés chaque année dans l’océan, soulignant le caractère vital du bassin pour la sous-région, mais aussi sa vulnérabilité face aux pressions climatiques et humaines.
À travers cet atelier, les parlementaires réaffirment une volonté commune : enrayer la dégradation progressive des écosystèmes du bassin et instaurer une gouvernance équitable, solidaire et durable des ressources partagées. Bamako devient ainsi le lieu d’un engagement renouvelé en faveur d’une gestion concertée de l’eau, pilier essentiel de la stabilité et du développement régional.