Pour lui, « la véritable richesse d’une nation réside dans son potentiel cognitif ». Revenant sur la place de l’homme dans l’évolution, il a souligné que c’est l’intelligence qui permet aux sociétés de progresser et de transformer leur environnement. Or, a-t-il averti, cette intelligence est gravement compromise par la malnutrition qui frappe encore massivement l’Afrique. S’appuyant sur les avancées scientifiques, le Président a rappelé que la constitution du plein potentiel cognitif se joue entre le troisième mois de grossesse et l’âge de deux ans. Durant cette période, la qualité de l’alimentation est déterminante. « Chaque enfant malnutri, c’est une intelligence fragilisée, une force perdue, un avenir compromis », a martelé le chef de l’État. À l’inverse, « chaque enfant bien nourri, c’est une promesse de réussite et un moteur de croissance ». Par ailleurs, le Président Talon a mis en avant les initiatives du gouvernement, notamment le programme d’alimentation scolaire et le plan de supplémentation nutritionnelle pour les enfants défavorisés, afin de briser la « chaîne intergénérationnelle de la malnutrition » qui entretient la pauvreté. Tout en reconnaissant que l’Afrique est la région « la plus concernée » par cette problématique, Patrice TALON a lancé un appel pressant aux États, pour inscrire la nutrition au cœur des politiques publiques, aux partenaires techniques et financiers, pour renforcer leur soutien, et aux familles, « premières gardiennes de la santé et de l’avenir des enfants ».
Pour le Président béninois, investir dans la nutrition est un impératif de santé publique, de réussite scolaire, de productivité économique et de prospérité nationale. « Bien nourrir les enfants n’est pas une option, c’est un impératif », a-t-il insisté, exprimant l’espoir que cette conférence et la table ronde de financement qui la suit ouvrent une nouvelle ère d’engagements fermes pour l’Afrique.