Cette évolution intervient à la suite de la visite de travail effectuée à Niamey le 2 juin dernier par le Président béninois Romuald WADAGNI, au cours de laquelle les deux chefs d’État avaient convenu de la mise en place d’un comité conjoint d’experts chargé d’examiner les conditions techniques, sécuritaires et logistiques d’une reprise durable des flux transfrontaliers.
Des conclusions jugées « fructueuses » par les deux parties
Après quinze jours de travaux intensifs, les experts des deux pays ont transmis leurs conclusions aux autorités politiques. Les deux gouvernements se sont félicités de résultats jugés satisfaisants sur les principaux axes de réflexion, notamment la sécurisation des corridors de transport, l’harmonisation des procédures douanières et la gestion concertée des flux commerciaux. Les convergences techniques dégagées ouvrent désormais la voie à une phase de consolidation des acquis et de finalisation des dispositifs opérationnels nécessaires à la mise en œuvre des décisions attendues au niveau politique.
Un rapport final attendu dans les prochains jours
Une nouvelle session de travail est annoncée d’ici la fin de la semaine afin de finaliser un document unique de synthèse. Ce rapport, appelé à être soumis aux deux chefs d’État, devrait constituer la base formelle des décisions définitives relatives à la réouverture des axes frontaliers. Selon les parties prenantes, cette étape marque l’aboutissement d’un processus conduit dans un esprit de rigueur, de concertation et de recherche d’intérêts mutuellement bénéfiques.
Une impulsion politique assumée au plus haut niveau
Au-delà des aspects techniques, cette avancée traduit un réengagement politique fort entre Cotonou et Niamey. Elle illustre la volonté des présidents Romuald WADAGNI et Abdourahamane TIANI de privilégier une approche pragmatique des relations bilatérales, centrée sur la stabilité, la sécurité et la relance des échanges économiques. Le communiqué conjoint a été signé par les Ministres en charge des
Affaires étrangères des deux pays, Olushegun Adjadi BAKARI pour le Bénin et Bakary Yaou SANGARÉ pour le Niger, témoignant du niveau élevé de coordination diplomatique engagé.
À terme, cette dynamique devrait contribuer à la réactivation du principal axe commercial reliant le port de Cotonou aux marchés sahéliens, consolidant ainsi un corridor stratégique pour l’intégration économique régionale.
Léonel EBO