TEMPÊTE AU SOMMET DE L'EGLISE DU CHRISTIANISME CÉLESTE « L'Église est en danger » : un dignitaire dénonce les dessous de la réunification (Réunification en péril ?)

TEMPÊTE AU SOMMET DE L'EGLISE DU CHRISTIANISME CÉLESTE

« L'Église est en danger » : un dignitaire dénonce les dessous de la réunification (Réunification en péril ?)

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Le processus de réunification de l'Église du Christianisme Céleste continue de susciter des réactions au sein de la communauté ecclésiale. Dans une lettre ouverte datée du 28 juillet 2026 et adressée aux dignitaires, responsables et fidèles de l'Église, le Vénérable Supérieur Évangéliste Abel AGBAOSSI exprime de profondes réserves sur la conduite de la transition et sur le rôle joué par le Conseil Supérieur de Transition (CST) ainsi que par le Conseil Supérieur de Mise en Œuvre (CSMO). TELECHARGEZ LA LETTRE OUVERTE

Intitulée « Appel à la conscience, à la transparence, à la restauration de l'unité spirituelle et refus de l'entourloupe en cours d'orchestration par le Conseil Supérieur de Transition (CST) et le Conseil Supérieur de Mise en Œuvre (CSMO) », cette lettre présente une série de critiques portant sur le fonctionnement des deux instances chargées d'accompagner le processus de réunification de l'Église. Dans son texte, l'auteur rappelle que la mise en place du Conseil Supérieur de Transition avait initialement suscité l'espoir d'un retour durable à la paix et à l'unité. Selon lui, cette structure devait assurer une gouvernance consensuelle, réorganiser l'administration de l'Église et conduire la communauté vers des assises légitimes devant aboutir à une réunification apaisée. Il estime toutefois que les développements observés ces derniers mois témoigneraient d'un éloignement de cette mission originelle.

Au fil de son argumentaire, Abel AGBAOSSI affirme que le CST et le CSMO exerceraient des pressions sur certains diocèses, dignitaires et fidèles. Il évoque également des décisions qu'il juge unilatérales ainsi que des promesses destinées, selon lui, à influencer certains responsables religieux. L'auteur s'interroge en outre sur les raisons ayant conduit le Révérend Pasteur Emmanuel Friday OSCHOFFA à se retirer du processus de réunification. La lettre consacre une importante partie à la situation du Siège Suprême de Porto-Novo. Son auteur y formule plusieurs interrogations sur l'exercice de l'autorité spirituelle et administrative, tout en exprimant ses inquiétudes quant à la préparation d'un conclave destiné à la désignation du futur Pasteur mondial. Selon lui, cette démarche ne respecterait pas les engagements pris lors du procès-verbal signé le 26 mars 2025 instituant une période transitoire de douze mois et créant le Conseil Supérieur de Transition comme autorité suprême durant cette période. S'appuyant sur ces dispositions, le signataire soutient que la période transitoire étant arrivée à son terme le 26 mars 2026, le CST ne devrait plus continuer à exercer les prérogatives qui lui avaient été confiées. Il estime également que la poursuite du processus de désignation du Chef Mondial de l'Église soulève plusieurs interrogations, notamment après le retrait du Révérend Pasteur Emmanuel Friday OSCHOFFA du processus de réunification.

Abel AGBAOSSI affirme par ailleurs que le Révérend Pasteur Bennett Akandé ADEOGUN demeure, selon son interprétation des textes de l'Église, l'autorité habilitée à prendre certaines décisions relatives à la gouvernance ecclésiale. Il considère que la transition ne saurait se transformer en un centre permanent de pouvoir et plaide pour une gouvernance davantage fondée sur la concertation et le dialogue entre les différentes composantes de l'Église. Tout en reconnaissant l'existence de dérives individuelles imputables, selon lui, à certains dignitaires, le signataire estime que celles-ci ne doivent pas compromettre l'ensemble du patrimoine spirituel de l'Église du Christianisme Céleste. Il reproche au CST et au CSMO de donner l'impression d'agir comme « juge et partie » dans un processus qui, selon lui, devrait rester impartial et inclusif. En conclusion, l'auteur réaffirme son soutien au principe de la réunification de l'Église, tout en rejetant ce qu'il qualifie de « dérives » du processus actuel. Il adresse un appel au Siège Suprême de Porto-Novo, au Président Patrice TALON, aux membres du CST et du CSMO ainsi qu'à l'ensemble des fidèles, les invitant à privilégier la transparence, l'impartialité, le dialogue et la préservation de l'unité spirituelle de l'Église.

Il ressort de retenir cependant que cette lettre intervient dans un contexte où le processus de réunification de l'Église du Christianisme Céleste demeure un sujet sensible, marqué par des débats sur les modalités de gouvernance et les mécanismes devant conduire à une autorité religieuse reconnue par l'ensemble des parties prenantes.

Tchékpémi Jacques AHOUANSOU

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Brice HAL

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