Le partenariat entre le Bénin et l’ONUSIDA entre dans une nouvelle phase. En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, les deux parties ont signé un protocole d’accord visant à consolider la présence et les interventions de l’organisation dans le pays. L’accord a été signé au nom du gouvernement béninois par Hugues Oscar LOKOSSOU, Ministre délégué chargé de la Mobilisation des Ressources Extérieures et de la Gestion de la Dette, et Benjamin I. B. HOUNKPATIN, Ministre de la Santé. La Directrice Exécutive de l’ONUSIDA, Winnie BYANYIMA, a également apposé sa signature au document.
Assurer la continuité des interventions
À travers ce protocole, le Bénin s’engage à soutenir la continuité des interventions de l’ONUSIDA sur son territoire. L’objectif est notamment de préserver les acquis enregistrés dans la lutte contre le VIH et de renforcer les capacités nationales à maintenir une réponse durable à l’épidémie. Présente au Bénin depuis 2001, l’organisation accompagne depuis plus de deux décennies les politiques et programmes nationaux consacrés à la prévention, à la prise en charge et à la réduction de l’impact du VIH. Les données avancées dans le cadre de ce partenariat font état de progrès enregistrés depuis 2010. Le nombre de nouvelles infections aurait ainsi diminué de 72 %, tandis que les décès liés au sida auraient reculé de 51 % sur la même période.
Des acquis à préserver
Le nouveau protocole intervient dans un contexte où les acteurs de la lutte contre le VIH cherchent à consolider les résultats obtenus tout en faisant face aux nouveaux enjeux liés au financement et à la pérennité des programmes. Pour le Bénin, le maintien des interventions de l’ONUSIDA doit contribuer à préserver les avancées enregistrées et à renforcer la résilience du dispositif national. La coopération vise également à soutenir la poursuite des efforts engagés vers l’élimination du VIH/sida comme problème de santé publique. Cette nouvelle entente confirme ainsi la volonté des deux parties de poursuivre leur collaboration autour de la prévention, de la prise en charge et du renforcement de la réponse nationale au VIH.
Au-delà de la signature du protocole, l’enjeu réside désormais dans sa mise en œuvre et dans la capacité des différents acteurs à maintenir les efforts engagés, afin que les progrès enregistrés au cours des dernières années puissent être consolidés dans la durée.
Cadnel ADEBAYO