Cette évolution est consacrée par la circulaire n° 001/MBFP/DC/SGM/DGFP/DGB/DS/SA du 23 juillet 2026, signée par le Ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction Publique, Rodrigue CHAOU. Le texte fixe les règles communes devant encadrer la carrière, la rémunération et la protection sociale de ces agents sur l'ensemble du territoire national. L'une des principales innovations de la Acirculaire concerne la régularité du paiement des salaires. Les communes sont désormais tenues d'assurer le versement des rémunérations au plus tard le 20 de chaque mois, selon le même calendrier que celui appliqué aux fonctionnaires de l'État. Le document précise également qu'aucune pièce supplémentaire ne pourra être exigée en dehors de celles prévues par le manuel de procédures en vigueur. La réforme renforce également la couverture sociale des agents. Les mairies devront délivrer avec diligence tous les documents nécessaires à leur prise en charge sanitaire, tandis que les secrétaires exécutifs, en collaboration avec les contrôleurs financiers et les trésoriers communaux, sont chargés d'achever leur affiliation à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Selon les orientations gouvernementales, cette dynamique ne devrait pas s'arrêter au secteur de la santé. Elle est appelée à s'étendre progressivement à d'autres domaines, notamment l'éducation, afin de renforcer les capacités des communes et de promouvoir une gouvernance locale plus performante, plus responsable et davantage tournée vers les besoins des populations.
À travers cette mesure, le gouvernement du Président Romuald WADAGNI poursuit la mise en œuvre de la réforme de la décentralisation en transférant progressivement aux collectivités territoriales la gestion administrative et financière des personnels de santé. L'objectif est de rapprocher davantage l'administration des agents, tout en leur garantissant une gestion plus efficace, sécurisée et prévisible de leur carrière.
Léonel ÉBO