La cérémonie a été conduite par Madame Rose‑Marie SOSSA, en présence du Garde des Sceaux, Yvon DETCHENOU, du Maire de Ouidah, Monsieur Christian HOUETCHENOU, ainsi que de plusieurs personnalités administratives et institutionnelles. Dans son allocution, Rose-Marie SOSSA a replacé l’évènement dans une perspective mémorielle et historique. Elle a rappelé la portée symbolique du 22 mai, date associée à l’anticipation de l’abolition de l’esclavage en Martinique en 1848. Selon elle, cette remise d’attestations traduit la volonté des autorités béninoises de renforcer les liens entre le pays et les descendants des populations déportées au cours de la traite négrière. « Ici, nous scellons un lien officiel et affectif entre le Bénin et celles et ceux qui reviennent s’inscrire dans leur origine », a-t-elle déclaré au cours de son intervention. Pour la Conseillère Technique du Ministre de la Justice et de la Législation, cette reconnaissance va au-delà de la dimension administrative et participe d’une démarche de rapprochement historique, culturel et humain entre le Bénin et sa diaspora afro-descendante.
Les bénéficiaires, originaires notamment d’Haïti, de Martinique, de Guadeloupe ainsi que de plusieurs pays européens, ont exprimé leur émotion à la réception de leurs documents de nationalité. Parmi eux, Juole ABELARD a évoqué un sentiment de fierté et son souhait de s’installer durablement au Bénin. De son côté, Éliane CLAVEAU‑NODANCH a comparé cette reconnaissance à « un mariage » avec le Bénin. Au-delà des témoignages individuels, plusieurs intervenants ont souligné la portée symbolique et culturelle de cette initiative. Pour eux, cette démarche contribue à renforcer les liens entre le Bénin et les communautés afro-descendantes à travers le monde, tout en participant au devoir de mémoire autour de l’histoire de la traite négrière et de l’esclavage.
À l’issue de la cérémonie, les autorités présentes ont réaffirmé leur volonté de promouvoir des relations durables entre le Bénin et les Afro-descendants, notamment à travers les échanges culturels, historiques et humains.
Cadnel ADEBAYO