Le vendredi 31 juillet 2026, le Ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, Édouard DAHOMÉ, a effectué une visite d’évaluation sur les différents sites accueillant les nouvelles infrastructures hydrauliques. Une descente qui a permis de constater l’effectivité d’un chantier majeur, fruit d’investissements structurants dans le secteur de l’eau. Sur les sites, le changement est spectaculaire. La capacité de production d’eau de la ville de Ouidah, autrefois limitée à 235 m³/h, passe désormais à 1 200 m³/h. Une performance qui dépasse largement les besoins actuels estimés à environ 300 m³/h, même pendant les périodes de forte affluence dans la cité touristique. Cette augmentation considérable de la capacité de production constitue une réponse anticipée aux défis liés à la croissance démographique, au développement urbain et à l’essor touristique attendu dans la zone côtière.
Derrière cette prouesse technique se trouve un ensemble d’équipements de dernière génération destinés à garantir une production fiable, continue et de qualité. « Les équipements mis en place sont des équipements de dernière génération. Les tours de dégazage que vous avez vues sont des équipements de nouvelle génération. Les pompes immergées dans les forages et les pompes de reprise que nous avons visitées sont également des équipements sophistiqués », a expliqué Mathieu MEDJA, Directeur de l’Exploitation et de la coordination du réseau à la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB). Pour assurer une gestion optimale de ces installations, un système moderne de télégestion a également été intégré. Celui-ci permet une supervision à distance des différents équipements et une meilleure réactivité dans l’exploitation du réseau.
Le fonctionnement du nouveau système de production repose sur une chaîne technologique complète allant du prélèvement de l’eau jusqu’à sa distribution dans les ménages. Selon David KODJO, Directeur du Développement, de la Planification et des Études de la SONEB, l’eau est d’abord prélevée au niveau d’une batterie de huit forages grâce à un réseau de canalisations spécialement aménagé. Elle est ensuite acheminée vers l’usine de traitement où elle subit plusieurs étapes. La première phase concerne le traitement physique à travers les tours de dégazage, permettant notamment d’éliminer une partie du dioxyde de carbone contenu dans l’eau. S’ensuivent les traitements chimiques, notamment le chaulage et la chloration, cette dernière étape assurant la désinfection et l’élimination des germes et bactéries. Une fois rendue potable, l’eau est transférée vers un réservoir d’une capacité de 1 200 m³, avant d’être pompée vers un château d’eau de 1 750 m³. À partir de cette infrastructure, la distribution vers la ville de Ouidah est assurée gravitairement. Un dispositif complet qui garantit désormais une alimentation plus régulière et plus sécurisée.
Au terme de la visite, le Ministre Édouard DAHOMÉ n’a pas caché sa satisfaction face à l’ampleur des réalisations. « À l’issue de cette visite, j’ai une très bonne impression d’un chantier qui a été conduit dans un délai extrêmement court, de manière très efficace, et dont le résultat est impressionnant », a-t-il déclaré. Pour le Ministre, l’impact principal de cette infrastructure est sans équivoque : la capacité de traitement de l’eau de Ouidah a été multipliée par six, garantissant ainsi l’approvisionnement en eau potable de la ville, d’Avlékété et des localités environnantes pour les années à venir. Du côté des autorités communales, la satisfaction est également grande. Le Maire de Ouidah, Christian HOUÉTCHÉNOU, témoigne d’un changement déjà perceptible dans le quotidien des populations. Selon lui, depuis janvier 2026, la ville n’a enregistré aucune coupure majeure d’eau, y compris lors des grands événements qui mobilisent habituellement un important flux de visiteurs. « Pour une première fois, cela a été fait sans que les populations ne se plaignent. À côté du mot satisfaction, je voudrais placer un deuxième mot : remerciement », a indiqué l’autorité communale, saluant l’action du gouvernement pour la mise à disposition de ces infrastructures.
Au-delà de la simple amélioration de l’accès à l’eau potable, ce projet apparaît comme une pièce maîtresse dans la transformation économique et touristique de Ouidah et Avlékété. En renforçant les capacités hydrauliques de cette zone appelée à accueillir davantage d’investissements, d’infrastructures touristiques et d’activités économiques, l’État pose les bases d’un développement durable. Avec cette nouvelle usine de production et son réseau modernisé, Ouidah entre dans une nouvelle ère : celle d’une ville historique désormais mieux préparée à relever les défis de son expansion future.
Tchékpémi Jacques AHOUANSOU