La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a lancé ce vendredi des mandats d’arrêt internationaux contre deux figures connues de l’activisme radical : Sabi Sika K. Korogoné et Kémi Séba, tous deux cités dans l’enquête en cours sur la tentative de déstabilisation du pays.
Selon des sources proches du dossier, les magistrats instructeurs estiment disposer d’éléments justifiant l’émission de ces mandats afin de « favoriser la manifestation de la vérité ». Les deux hommes, actuellement hors du territoire national, sont accusés d’implication présumée dans des opérations de propagande, de mobilisation et de soutien idéologique aux auteurs de la mutinerie déjouée.
Interpellation du président de Restaurer l’Espoir
Dans la même dynamique, la Criet a également procédé à l’interpellation de Candide Azannaï, président du parti Restaurer l’Espoir. L'ancien ministre, devenu l’une des voix politiques sans languede bois , a été arrêté ce vendredi à Cotonou pour être entendu dans le cadre de l’enquête. Il lui est reproché, selon nos informations, des prises de position publiques et des contacts supposés avec certains acteurs impliqués dans la tentative de renversement des institutions.
Cette interpellation marque une nouvelle étape dans le vaste coup de filet lancé par les autorités pour élucider les ramifications de l’opération manquée, laquelle a visé des installations sensibles et semé la stupeur au sein de l’opinion nationale.
Une justice déterminée à aller au bout
Depuis lendemain du putsch, le gouvernement martèle sa volonté de laisser la justice « agir en toute indépendance ». Les événements du 7 décembre, qualifiés de « tentative grave de remise en cause de l’ordre constitutionnel », ont conduit à de nombreuses auditions, des arrestations dans plusieurs casernes et une surveillance renforcée des frontières.
Avec ces mandats d’arrêt internationaux et cette nouvelle interpellation, la Criet confirme qu’aucune piste ne sera écartée. Les prochains jours s’annoncent décisifs pour comprendre l’architecture du complot et identifier l’ensemble de ses commanditaires.
Un climat politique sous haute tension
Malgré que se poursuit dans le calme, le processus électoral au Bénin ,d'un autre côté les populations attendent de la justice des éclaircissements rapides pour dissiper les rumeurs et restaurer la confiance. Les regards restent tournés vers la Criet, qui devra désormais articuler ses enquêtes avec les coopérations judiciaires internationales afin de faire extrader, le cas échéant, les personnalités visées par les nouveaux mandats.
En définitive , l’affaire du putsch manqué redessine déjà le paysage politique et sécuritaire du pays quelques semaines avant le démarrage des opérations électorales du scrutin du 11 janvier 2026.
Ibourahim Abdou Gibril