Selon des sources locales, les assaillants, non identifiés pour le moment, auraient pris d'assaut le commissariat avant d'incendier un bâtiment annexe de la Police républicaine. Cette attaque a causé d'importants dégâts matériels, bien que le bilan humain reste incertain et qu'aucune perte en vies humaines n'ait été confirmée jusqu'à présent.
Mode opératoire des assaillants
Les témoins affirment que les assaillants auraient pris la direction de Guilmaro pour atteindre Kouandé. Après avoir accompli leur mission, ils se seraient repliés vers Sékogourou. Cette méthode d'opération soulève des inquiétudes sur les réseaux de sécurité dans la zone, qui semble de plus en plus vulnérables aux menaces djihadistes.
Réaction des forces de sécurité
En réponse à cette attaque, les forces de défense et de sécurité ont rapidement réagi en déployant un dispositif de ratissage dans la région. Des opérations ont été engagées afin de sécuriser la zone et tenter de retrouver les assaillants. Des mouvements policiers intensifiés ont été observés, indiquant un renforcement du maillage sécuritaire autour de Kouandé.
Cette attaque survient dans un contexte de montée de tensions et d'insécurité dans le nord du Bénin, où des groupes islamistes armés, souvent en provenance du Burkina Faso et du Niger, multiplient les attaques. Des incidents similaires ont déjà eu lieu, notamment une attaque contre un poste avancé de la Police républicaine à Guilmaro en mai 2025.
Les autorités locales doivent faire face à un défi majeur pour garantir la sécurité des populations tout en renforçant les infrastructures de défense. Cette situation souligne l’urgence de mesures de sécurité efficaces pour protéger les citoyens et prévenir de futures attaques.
Cet événement tragique met en lumière les enjeux sécuritaires auxquels le Bénin fait face et appelle à une solidarité nationale pour restaurer la paix et la sécurité dans les régions menacées.
Ibourahim Abdou Gibril