Pour Patrice TALON, il n’a jamais été question de demander aux travailleurs, aux artisans ou aux producteurs de restreindre leurs dépenses personnelles ou de sacrifier le fruit de leur labeur. Le Président rappelle que l’État ne s’est pas engagé dans une politique de ponction abusive sur les salaires ni sur les revenus issus du travail. Le menuisier, la couturière, l’agriculteur ou le salarié restent libres de disposer de leurs gains, une fois les impôts légaux acquittés, comme cela a toujours été le cas. En réalité, explique le Chef de l’État, l’expression « serrer la ceinture » renvoie à une exigence morale et institutionnelle adressée avant tout aux gestionnaires publics. Elle signifie mettre fin au gaspillage, aux détournements et aux enrichissements illicites qui ont longtemps plombé les finances publiques. Dans son esprit, il s’agit d’une invitation ferme à se contenter de ses revenus légitimes, issus du travail ou du salaire, sans chercher à se servir indûment dans les caisses de l’État. Par cette clarification, Patrice Talon insiste sur la philosophie qui sous-tend sa gouvernance depuis 2016 : restaurer la rigueur, la discipline budgétaire et l’éthique dans la gestion des ressources publiques, afin que l’argent de l’État serve effectivement au développement du pays et au bien-être collectif. L’effort demandé n’est donc pas porté sur le dos des citoyens ordinaires, mais sur celui des pratiques qui fragilisent la confiance et freinent la croissance. Ce rappel intervient dans un contexte où les questions de pouvoir d’achat et de justice sociale occupent une place centrale dans les préoccupations des Béninois. En affirmant que « serrer la ceinture » signifie avant tout « ne plus voler », le Président de la République entend réaffirmer que la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance demeure un pilier fondamental de son action, au service d’un État plus juste, plus crédible et plus efficace.
Tchékpémi Jacques AHOUANSOU