Les accusations sont lourdes : atteinte aux biens publics, faux et usage de faux. Autant de charges qui pèsent désormais sur l’homme politique, connu pour son franc-parler et son engagement souvent clivant.
Malgré la gravité de la situation, son entourage affirme qu’il garde le cap. Sur Facebook, son avocat, Me Cheick Oumar Konaré, rapporte les mots d’un homme « serein », convaincu qu’« un politique doit s’attendre à tout, y compris la prison et la mort ».
Choguel Maïga trouve même un motif de soulagement : son ancien directeur de cabinet, le professeur Issiaka Ahmadou Singaré, âgé de 80 ans, poursuivi dans la même affaire, ne sera pas détenu.
Ainsi, l’ex-chef du gouvernement, limogé en novembre dernier, entame un nouveau chapitre de sa vie politique, cette fois sous l’ombre pesante des procédures judiciaires.