À travers tout le pays, 73 658 candidats se sont mobilisés pour cette évaluation organisée simultanément dans 84 centres de composition. Cette affluence massive traduit à la fois l’attrait persistant pour le métier d’enseignant et l’ampleur des besoins en ressources humaines dans le sous-secteur de l’enseignement primaire. Face à eux, un objectif clair : intégrer une base de compétences rigoureusement constituée, préalable indispensable à tout déploiement dans les écoles publiques, dans un contexte où un peu plus de 2 300 postes sont à pourvoir. Ce test s’inscrit dans le programme de pré-insertion mis en place par le gouvernement pour répondre, avec méthode et efficacité, au déficit d’enseignants observé ces dernières années. Initiée dès 2019 puis renforcée en 2022, cette approche permet d’identifier, d’évaluer et de mobiliser chaque année des aspirants aptes à assurer la continuité pédagogique dans les établissements publics. Pour l’année scolaire en cours, près de 2 400 postes ont été déclarés vacants, une situation qui a rendu nécessaire l’organisation de cette nouvelle phase d’évaluation, notamment au regard des insuffisances relevées lors des précédents exercices.
Au terme des épreuves, un mécanisme de sélection précis sera appliqué. Les candidats n’atteignant pas la moyenne requise resteront enregistrés dans la base de données, tandis que ceux qui franchiront le seuil de 10 sur 20 intégreront la base de compétences, condition déterminante pour leur affectation effective dans les écoles primaires publiques. Par cette opération de grande ampleur, le gouvernement réaffirme sa détermination à améliorer durablement la qualité de l’enseignement primaire, en plaçant la compétence, l’évaluation et la rigueur au cœur de sa stratégie éducative. Un choix structurant, qui engage l’avenir de l’école béninoise et, au-delà, celui de toute une génération d’apprenants.
Cadnel ADEBAYO