Dans une correspondance adressée récemment aux autorités, les responsables de l’association tirent la sonnette d’alarme sur des dysfonctionnements majeurs qui, selon eux, entachent une réforme pourtant saluée dans son principe. En effet, les vendeurs ne manquent pas de rappeler leur reconnaissance au Gouvernement et au Président Patrice TALON pour cette initiative ambitieuse, inscrite dans la dynamique de modernisation, de sécurisation et de professionnalisation du secteur. Le projet des mini-stations vise en effet à mettre fin aux étalages anarchiques de carburant, à l’exposition des bidons et bouteilles sur la voie publique, ainsi qu’aux risques d’incendie et d’accidents qui en découlent. Sur le papier, la réforme est perçue comme une avancée majeure en matière de sécurité publique, d’assainissement urbain et de dignité pour les acteurs du secteur. Mais sur le terrain, à Porto-Novo, la réalité décrite par les vendeurs est tout autre.
Selon l’AITRPP, section de Porto-Novo, les critères initialement définis pour la distribution des mini-stations n’auraient pas été respectés. Plusieurs vendeurs régulièrement recensés, enregistrés et exerçant depuis de longues années affirment avoir été écartés sans explication, tandis que des personnes jusque-là inconnues des acteurs de base auraient bénéficié des nouvelles installations. Plus préoccupant encore, certains vendeurs ayant plus de vingt ans d’activité disent avoir été contraints d’abandonner leurs anciens points de vente pour être relégués dans des zones éloignées et peu fréquentées. Dans le même temps, leurs emplacements historiques auraient été attribués à de nouveaux venus. Une situation vécue comme une profonde injustice et une remise en cause de leur droit à une reconnaissance équitable. Ces pratiques, dénoncent les responsables de l’association, vont à l’encontre des principes de transparence, d’équité et de justice sociale régulièrement mis en avant par les autorités. Elles nourrissent un climat de frustration, d’incompréhension et de tensions au sein des vendeurs d’essence de Porto-Novo. Certains parlent même ouvertement de duperie et de marché de dupes, estimant avoir été sacrifiés dans un processus censé les protéger et les valoriser. Dans leur plainte, les vendeurs pointent du doigt les acteurs impliqués dans les dernières étapes de la mise en œuvre du projet. Ils les accusent d’appliquer une politique de deux poids, deux mesures, au mépris des engagements pris et des intérêts légitimes des vendeurs de base. Des cas précis, affirment-ils, viendraient étayer ces accusations.
Face à cette situation, la section de Porto-Novo de l’AITRPP indique avoir déjà saisi les autorités compétentes. Elle appelle désormais le Gouvernement, et particulièrement le Président Patrice TALON, à intervenir pour sauver l’esprit de la réforme. Les vendeurs réclament notamment la réalisation d’un audit transparent du processus de distribution des mini-stations, afin de corriger les irrégularités, rétablir l’équité et préserver la paix sociale. Ils se disent profondément attristés de voir une initiative aussi porteuse et bénéfique, impulsée au sommet de l’État, être selon eux galvaudée sur le terrain par des pratiques qu’ils jugent contraires à l’intérêt général.
En attendant une réponse des autorités, les vendeurs d’essence frelatée de Porto-Novo préviennent qu’ils se réservent le droit d’envisager d’autres actions, si aucune solution juste, équitable et durable n’est apportée à leurs revendications.
Tchékpémi Jacques AHOUANSOUDISTRIBUTION DES MINI-STATIONS À PORTO-NOVO
Qui sabote les actions du Président TALON ?
(Les vendeurs de kpayo dénoncent des irrégularités et appellent le Chef de l'État au secours)
La réforme du secteur de la vente de carburant de contrebande, communément appelé kpayo, se heurte à de sérieuses contestations à Porto-Novo. Les vendeurs d’essence frelatée, regroupés au sein de l’Association des Importateurs, Exportateurs, Transporteurs et Revendeurs des Produits Pétroliers (AITRPP), section de Porto-Novo, sont sortis de leur réserve pour dénoncer ce qu’ils qualifient de graves irrégularités dans le processus de distribution des mini-stations initié par le gouvernement.
Dans une correspondance adressée récemment aux autorités, les responsables de l’association tirent la sonnette d’alarme sur des dysfonctionnements majeurs qui, selon eux, entachent une réforme pourtant saluée dans son principe. En effet, les vendeurs ne manquent pas de rappeler leur reconnaissance au Gouvernement et au Président Patrice TALON pour cette initiative ambitieuse, inscrite dans la dynamique de modernisation, de sécurisation et de professionnalisation du secteur. Le projet des mini-stations vise en effet à mettre fin aux étalages anarchiques de carburant, à l’exposition des bidons et bouteilles sur la voie publique, ainsi qu’aux risques d’incendie et d’accidents qui en découlent. Sur le papier, la réforme est perçue comme une avancée majeure en matière de sécurité publique, d’assainissement urbain et de dignité pour les acteurs du secteur. Mais sur le terrain, à Porto-Novo, la réalité décrite par les vendeurs est tout autre.
Selon l’AITRPP, section de Porto-Novo, les critères initialement définis pour la distribution des mini-stations n’auraient pas été respectés. Plusieurs vendeurs régulièrement recensés, enregistrés et exerçant depuis de longues années affirment avoir été écartés sans explication, tandis que des personnes jusque-là inconnues des acteurs de base auraient bénéficié des nouvelles installations. Plus préoccupant encore, certains vendeurs ayant plus de vingt ans d’activité disent avoir été contraints d’abandonner leurs anciens points de vente pour être relégués dans des zones éloignées et peu fréquentées. Dans le même temps, leurs emplacements historiques auraient été attribués à de nouveaux venus. Une situation vécue comme une profonde injustice et une remise en cause de leur droit à une reconnaissance équitable. Ces pratiques, dénoncent les responsables de l’association, vont à l’encontre des principes de transparence, d’équité et de justice sociale régulièrement mis en avant par les autorités. Elles nourrissent un climat de frustration, d’incompréhension et de tensions au sein des vendeurs d’essence de Porto-Novo. Certains parlent même ouvertement de duperie et de marché de dupes, estimant avoir été sacrifiés dans un processus censé les protéger et les valoriser. Dans leur plainte, les vendeurs pointent du doigt les acteurs impliqués dans les dernières étapes de la mise en œuvre du projet. Ils les accusent d’appliquer une politique de deux poids, deux mesures, au mépris des engagements pris et des intérêts légitimes des vendeurs de base. Des cas précis, affirment-ils, viendraient étayer ces accusations.
Face à cette situation, la section de Porto-Novo de l’AITRPP indique avoir déjà saisi les autorités compétentes. Elle appelle désormais le Gouvernement, et particulièrement le Président Patrice TALON, à intervenir pour sauver l’esprit de la réforme. Les vendeurs réclament notamment la réalisation d’un audit transparent du processus de distribution des mini-stations, afin de corriger les irrégularités, rétablir l’équité et préserver la paix sociale. Ils se disent profondément attristés de voir une initiative aussi porteuse et bénéfique, impulsée au sommet de l’État, être selon eux galvaudée sur le terrain par des pratiques qu’ils jugent contraires à l’intérêt général.
En attendant une réponse des autorités, les vendeurs d’essence frelatée de Porto-Novo préviennent qu’ils se réservent le droit d’envisager d’autres actions, si aucune solution juste, équitable et durable n’est apportée à leurs revendications.
Tchékpémi Jacques AHOUANSOU