Dès l’engagement, les intentions béninoises étaient claires. Opposés aux Chipolopolo de Zambie, les hommes du sélectionneur Basile Pinto ont affiché une détermination sans équivoque, misant sur une défense compacte, une transition rapide et une circulation fluide du ballon. L’ouverture du score signée Isaac VALOT, parfaitement servi par Charly SOSSOU, a immédiatement donné le ton. Malgré quelques imprécisions dans les premières minutes, les Guépards ont rapidement trouvé leur rythme, portés par l’activité incessante de Charly Sossou, véritable métronome de l’équipe et particulièrement efficace sur les jets de sept mètres.
Solides dans les duels défensifs et tranchants en contre-attaque, les Béninois ont progressivement étouffé leurs adversaires. La supériorité collective s’est traduite au tableau d’affichage, avec un écart qui n’a cessé de se creuser jusqu’à la pause, atteinte sur le score sans appel de 22-11. Au retour des vestiaires, le scénario est resté identique. Maîtrise technique, discipline tactique et efficacité offensive ont permis au Bénin de franchir la barre des trente buts bien avant le dernier quart d’heure, confirmant une domination totale sur une équipe zambienne dépassée par l’intensité imposée. Cette victoire nette et sans bavure vient récompenser la montée en puissance progressive des Guépards, après une phase de groupes délicate. Elle témoigne surtout de la capacité de résilience du groupe, qui a su corriger ses insuffisances pour terminer la compétition avec panache.
Le Bénin quitte ainsi Kigali avec le sentiment du devoir accompli, une identité de jeu retrouvée et de solides motifs d’espoir pour l’avenir du handball national.
Tchékpémi Jacques AHOUANSOU