Accusations d’instrumentalisation
Le leader du parti, Guy Mitokpè, a dénoncé ce qu'il qualifie d'« arme politique » utilisée pour contrôler et éliminer les adversaires politiques. Selon lui, l'administration fiscale a déjà démontré par le passé sa capacité à manipuler la délivrance de quitus fiscaux, créant ainsi des obstacles pour les candidats d'opposition, même ceux qui étaient en règle avec leurs obligations fiscales.
Problèmes de la nouvelle plateforme
Le parti a pointé du doigt deux problèmes majeurs concernant la nouvelle plateforme de demande de quitus fiscal :
En premier, la " restriction par type d'élection". Selon le parti , les postulants se doivent de spécifier le type d'élection pour lequel ils sollicitent le quitus, ce qui les empêche de postuler pour plusieurs scrutins simultanément.Aussi, cette formation politique dénonce ce qui apparaît comme une
une violation du code électoral : "Cette exigence contredit les dispositions du Code électoral, qui ne limite pas la possibilité pour un citoyen de soumettre plusieurs candidatures."Enfin, ce parti en appelle à la dépolitisation et lance
un appel fort à la dépolitisation de l'administration fiscale et des organes électoraux. Ils insistent sur le fait que tout candidat doit pouvoir bénéficier d'une procédure équitable et transparente, sans interférence politique.
Le parti met également en avant son engagement à mobiliser la population béninoise pour s'assurer que toutes les voix puissent être entendues lors des prochaines élections. Ils rappellent que toute personne à jour dans le paiement de ses impôts doit avoir la possibilité de se porter candidate.
Alors que le Bénin se prépare pour des élections cruciales en 2026, le débat sur l'utilisation du quitus fiscal soulève des questions fondamentales sur l'équité et la transparence du processus électoral. Les Démocrates appellent à une vigilance accrue et à une participation active de tous les citoyens pour garantir des élections justes et inclusives.