Au-delà d’une simple prise de contact protocolaire, cette rencontre a posé les fondations d’une nouvelle ère administrative, placée sous le double signe du dialogue et de l’exigence. Face au Président de l’institution, le Secrétaire Général du SYNAPA, Véril TAKIN, a salué l’ascension d’un Juriste accompli, dont le parcours universitaire et institutionnel inspire confiance au personnel parlementaire. Mais derrière l’hommage se profilait une volonté claire : instaurer une relation fondée sur la concertation permanente et la responsabilité partagée. Le Bureau Exécutif du Syndicat, renouvelé en janvier 2025, entend accompagner l’action du président dans un esprit de loyauté constructive. Pour ses responsables, la réussite d’une législature appelée à s’étendre sur sept ans ne saurait reposer uniquement sur la vision politique des élus ; elle dépend aussi d’une administration motivée, reconnue et écoutée. Dans cette optique, le SYNAPA a exprimé son souhait d’être associé aux décisions touchant directement aux conditions de travail des agents, afin de prévenir toute tension inutile et de consolider la paix sociale au sein de l’institution. L’annonce de la prochaine session ordinaire de son Conseil syndical, prévue le 21 février, s’inscrit d’ailleurs dans cette dynamique de cohésion interne et d’anticipation des enjeux sociaux à venir.
À l’écoute, Joseph DJOGBÉNOU l’a été. Mais son message s’est voulu sans détour. Le Président de l’Assemblée Nationale n’entend tolérer ni relâchement ni confusion des rôles. Pour lui, l’administration parlementaire doit être irréprochable, tant dans sa neutralité que dans la qualité du service rendu. Dans un espace où s’expriment les passions politiques, il a rappelé avec force que le fonctionnaire parlementaire ne saurait être partisan. L’administration, a-t-il insisté, est au service de l’institution et non d’intérêts particuliers. Son propos a pris des accents de doctrine lorsqu’il a affirmé que nul n’a besoin de parrain, mais de témoin. Une manière d’affirmer que seule la compétence attestée par le travail et la discipline constitue le véritable levier de reconnaissance. Le Président s’est engagé à demeurer attentif et disponible, mais dans un cadre clair : l’assiduité, la ponctualité et la rigueur doivent devenir des réflexes quotidiens. Chaque agent, selon lui, porte une part de la crédibilité du Parlement. C’est par la qualité du travail administratif que se consolide la solidité institutionnelle.
Cette première rencontre révèle la ligne directrice de la nouvelle gouvernance parlementaire. Joseph DJOGBÉNOU ne ferme pas la porte au dialogue social ; il en fait même une nécessité. Mais ce dialogue s’inscrit dans une vision exigeante où la performance et la responsabilité individuelle ne souffrent d’aucune ambiguïté. En s’adressant d’emblée au personnel administratif, le président de l’Assemblée Nationale envoie un signal fort : la 10ᵉ législature ne sera pas seulement politique, elle sera aussi organisationnelle. La modernisation du Parlement passe par une administration exemplaire, consciente de sa mission et résolument tournée vers l’excellence.
À Porto-Novo, le perchoir a changé de titulaire. Mais plus qu’un changement d’homme, c’est une méthode qui s’installe : celle d’une autorité assumée, ouverte au dialogue, mais inflexible sur les principes.
L.E