Déployé dans dix formations sanitaires, le dispositif a supprimé une étape longtemps contraignante : le déplacement des parents vers les centres de l’ANIP après l’accouchement. Désormais, la déclaration et l’enregistrement se font directement sur le lieu de naissance. En effet, les chiffres présentés confirment l’impact. En six mois, 17 071 enfants ont été déclarés, dont 13 069 effectivement enregistrés, soit un taux de 76,56 %, contre 21,95 % en 2025. Une progression spectaculaire qui traduit l’efficacité de la proximité du service.
Pour le Directeur Général de l’ANIP, Aristide Adjinacou GNAHOUI, l’enjeu dépasse l’administration : « Un enfant non enregistré est un citoyen invisible. Notre objectif est clair : plus d’enfant invisible à l’horizon 2028. » Le Guichet unique corrige ainsi une faiblesse structurelle du système et sécurise juridiquement plus de 96 % des filiations, tout en renforçant la qualité du Registre National des Personnes Physiques. Le Directeur de l’état civil, Marius Abdon MIKPOAÏ, y voit « une étape déterminante vers l’universalisation de l’identité juridique », rappelant que l’acte de naissance est un droit fondamental et une clé d’accès aux services sociaux. Saluant ces avancées, l’UNICEF, par la voix de sa représentante Julie DUBOIS, a renouvelé son engagement à accompagner l’ANIP et le Ministère de la Santé dans la poursuite de la réforme.
Fort de ces résultats probants, le Bénin envisage désormais un passage progressif à l’échelle nationale, avec pour ambition de garantir à chaque enfant une identité dès ses premiers jours.
Grand-Aniel BOLARIAN