En effet, la cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de personnalités de haut rang : présidents d’institutions, hauts magistrats, procureurs, praticiens du droit, opérateurs économiques, partenaires techniques et financiers ainsi que représentants du corps diplomatique. Cette rencontre, financée par le Gouvernement du Bénin et organisée par la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA) et l’École Régionale Supérieure de la Magistrature (ERSUMA), avec l’appui institutionnel du Secrétariat permanent de l’OHADA, marque une étape importante dans la construction d’une justice moderne au service du développement économique africain.
Placée sous le signe de l’innovation et de la coopération, la SAAJIC réunit des experts venus de plusieurs pays africains pour réfléchir aux mécanismes alternatifs de règlement des différends, à la digitalisation des procédures judiciaires, à l’arbitrage, à la médiation et à la transparence de l’information commerciale. Dans son discours, le ministre Yvon DÉTCHÉNOU a souligné que la justice commerciale constitue un levier stratégique pour attirer les investissements et renforcer la compétitivité des économies africaines. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la crédibilité des institutions judiciaires et de promouvoir des solutions rapides, équitables et efficaces aux litiges. En accueillant la première édition de la SAAJIC, le Bénin confirme son ambition de se positionner comme un hub régional en matière de justice et d’arbitrage. Les travaux devraient aboutir à des recommandations concrètes pour moderniser les systèmes judiciaires et intégrer davantage les outils numériques au service de la justice commerciale.
Au-delà de son caractère technique, la SAAJIC se veut aussi une plateforme de réseautage entre magistrats, avocats, chefs d’entreprise et universitaires, afin de renforcer la coopération judiciaire africaine et bâtir une justice accessible, transparente et tournée vers le développement durable.