Tout a commencé à 2h10 du matin, lorsque le Colonel a reçu un appel alarmant du Général Bertin Bada , directeur du cabinet militaire du président. Ce dernier l'informa qu'il était attaqué chez lui par des assaillants cagoulés. Peu après, le Général Abou ISSA, Chef d'État-major de l'Armée de Terre, a également alerté le Colonel, qui a compris que la situation était bien plus qu'un simple acte de délinquance.
Mobilisation rapide des forces
Saisissant l'ampleur de la menace, le Colonel Tévoédjrè a mobilisé son unité sur-le-champ et s'est rendu sur le terrain afin d'organiser la défense. À son arrivée, il a constaté que les putschistes avaient l'intention de s'attaquer à la résidence du Chef de l'État. Cela a marqué le début d'une résistance fervente pour protéger la souveraineté du pays.
Un combat intense
Vers 5h du matin, les assaillants lancent leur offensive. Le Colonel, présent sur les lieux, a immédiatement coordonné la riposte. Les échanges de tirs qui s'ensuivent sont d'une violence inouïe, durant près de 45 minutes. Les putschistes, équipés de véhicules blindés, affrontent les troupes républicaines, qui réagissent avec détermination et efficacité. Grâce à la préparation méticuleuse des forces de sécurité, la contre-attaque a surpris les assaillants, provoquant leur retraite.
Prudence dans l'action
Après avoir repoussé les attaques initiales, les assaillants se sont repliés vers la base de Togbin. Conscients des implications d'un assaut dans une zone densément habitée, le Colonel a choisi de faire preuve de prudence. Il a décidé d'encerclement plutôt que d'attaque immédiate, évitant ainsi d'éventuels dommages collatéraux.
Appel à la coopération régionale
Vers la fin de la journée, le Colonel a jugé nécessaire d'appeler à l'aide de la CEDEAO pour renforcer la sécurité. Le Nigéria a rapidement répondu à cet appel, permettant de planifier des frappes ciblées sur les installations de la base des assaillants. Cette coopération internationale a été crucialement efficace pour neutraliser les menaces restantes.
Le récit du Colonel Dieudonné Tévoédjrè souligne à la fois le professionnalisme des forces de sécurité béninoises et l'importance de l'entraide régionale face aux menaces à la stabilité des États. Les événements du 7 décembre font écho à la nécessité d'une vigilance constante pour maintenir l'ordre et la paix dans le pays. Grâce à la détermination et à la réactivité des forces armées, une catastrophe a été évitée, et le Bénin a pu préserver ses institutions démocratiques. Ce jour-là, non seulement l'État a été défendu, mais aussi la volonté d'un peuple déterminé à rester libre et souverain.
Ibourahim Abdou Gibril